Le ministre de l’Éducation nationale, de Robien, persiste dans son mutisme.
Cette attitude est criminelle.
Que craint-il s’il est dans son « bon droit » ? Qu’il ouvre une enquête administrative nationale et lève la sanction arbitraire subie par Roland Veuillet depuis quatre ans.
Plusieurs camarades ont décidé de se mettre en grève de la faim par solidarité, en soutien à Roland et son combat :
Philippe Corcuff, enseignant-chercheur, a observé un jeûne pendant une semaine en soutien à Roland.
Thomas Boos, co-secrétaire de la Fédération des syndicats SUD Éducation, à effectué lui une aussi grève de la faim d’une semaine.
Avec eux, 5 enseignants d’Avignon sont en grève illimitée depuis le jeudi 25 janvier.
Avec eux, deux enseignants marseillais se sont mis en grève également. L’un d’eux, Erwan Redon, subit de fortes pressions de la part de sa hiérarchie.
Avec eux, des lycéens mènent des actions pour montrer leur solidarité face à la répression
Avec eux, dans l’hexagone et outre-mer, de nombreux militants alertent la population : un crime d’État aura lieu si de Robien n’ordonne pas dès aujourd’hui la levée de la sanction et l’ouverture d’une enquête administrative. La balle est dans son camp. Il ne peut jouer avec la mort.
Jusqu’en 2003, Roland Veuillet est conseiller principal d’éducation (CPE) du lycée Dhuoda de Nîmes. C’est aussi un militant syndical très actif dénonçant l’intrusion du MEDEF dans l’éducation nationale ce qui lui vaut quelques relations difficiles avec la hiérarchie.
En 2003 éclate un conflit social très important ans l’éducation nationale, lorsque le gouvernement décide d’abroger le statut des surveillant (les MI-SE) et de les remplacer par des personnels beaucoup plus précaires et moins payés : les assistants d’education.
Dans son lycée, Roland Veuillet a refusé en février 2003 de faire remplacer les surveillants grévistes par des élèves majeurs. Les raisons :
- il était lui-même gréviste ;
- son proviseur, ne lui a pas transmis un ordre écrit, ordre nécessaire lorsqu’il y a « réquisition » de personnel.
Roland Veuillet est alors mis à pied et passe en conseil disciplinaire paritaire à Montpellier. Ce conseil ne vote ni sanction , ni relaxe mais le Recteur décide, de lui-même, une haute sanction : Roland Veuillet a été muté d’office à Lyon pour la rentrée 2003, à plus de trois cents kilomètres de sa famille.
Depuis, Roland Veuillet lutte pour la levée de la sanction et l’ouverture d’une enquête administrative établissant les faits. Il monte un dossier en justice, appuyé par plusieurs syndicats. Il essaie d’attire l’attention médiatique en courant des « arbitrairathons ». (Il a ainsi parcouru plus de seize mille kilomètres d’août 2003 à décembre 2006 pendant ses vacances scolaires.) Il a entamé une première grève de la faim à la rentrée 2004 mais, au bout de 38 jours, il n’obtient qu’une médiation ne remettant pas en question la sanction
Le 25 janvier 2005 le conseil supérieur de la fonction publique, après avoir écouté les défenseurs de l’administration et ceux de Roland Veuillet recommande la levée des sanctions mais son avis n’est que consultatif et le ministre de l’éducation refuse de l’appliquer
En octobre 2006, lors du procès au tribunal administratif de Lyon, le commissaire du gouvernement (magistrat indépendant qui étudie le dossier) demande l’annulation des sanctions et dénonce certains comportements de l’administrations mais le tribunal, qui juge uniquement sur la forme, valide la sanction.
Le 24 décembre 2007, Roland Veuillet débute une nouvelle grève de la faim. Le 9 février, au 50e jour, il est hospitalisé mais demande, par écrit à ne pas être nourri
Le 14 février, il est interné, contre son gré, en hôpital psychiatrique. Le ministère de l’éducation, le ministère de l’Intérieur, le préfet se renvoie la responsabilité. 24 heures plus tard, un psychiatre refuse de valider l’internement.
Roland Veuillet a cessé sa grève de la faim après 56 jours ;
le ministre de l’éducation refuse d’entendre l’appel à la raison des syndicats FSU, Sud, CNT... qui soutiennent Roland Veuillet et demande comme lui justice c’est à dire :
- la levée de la sanction ;
- une enquête administrative sur toute l’affaire ;
longtemps le ministre se tait. Plusieurs fois, il provoque en parlant de révocation pour abandon de poste, puis nomme un médiateur, mais à qui l’ordre de mission entend interdire de proposer une levée de la sanction et l’ouverture d’une enquête administrative.
mercredi 16 avril 2008
Siège de l’IUMM 15h01

Denis Gauthier de Sauvignac ancien patron de l’UIMM, a dit récemment dans Le Monde du 3 avril : « depuis de nombreuses années, l’UIMM avec le MEDEF, pratiquons du lobbying en direction des Administrations, des Ministères et des Parlementaires » et d’ajouter que « cela se fait en toute transparence ».
L’article 18 de la loi no83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dite loi Le Pors stipule : « Il ne peut être fait état dans le dossier d’un fonctionnaire, de même que dans tout document administratif, des opinions ou des activités politiques, syndicales, religieuses ou philosophiques de l’intéressé. »
Remarquez, il avait fallu des arbitrairathons et des grèves de la faim pour forcer les députés à interpeller Robien... Avec ripostes policières , internement d’office en hopital psychiatrique comme au bon vieux temps des communistes et tout le toutim.
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE
MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE
Estimant avoir été arbitrairement sanctionné en 2003 pour ses prises de position syndicale, Roland Veuillet, prof. de Nîmes muté à Lyon a déjà couru 18000 km en 26 « Arbitrairathon ». Il veut en courir un 27e pour la Pentecôte à Périgueux, avec arrêt chaque heure devant la mairie, pour narguer le ministre de l’Éducation.
vendredi 25 mai 2007
Pendant trois jours, le syndicaliste enseignant courra dans les rues pour rappeler que l’actuel pensionnaire de la rue de Grenelle, n’est pas un personnage neuf, « aux idées innovantes ». Bien au contraire, il fit déjà un passage dans l’Éducation Nationale sous la houlette de Luc FERRY.
jeudi 17 mai 2007
Sanction contre Roland Veuillet : aucune annulation encore en vue !
Le ministre de l’Éducation Nationale a cru bon, en période électorale, de mentir à la presse et aux nombreux parlementaires qui l’ont interpellé au sujet de la situation de Roland Veuillet.
mercredi 2 mai 2007
Nous avons enfin pris connaissance des promesses annoncées par Robien. Un arrêté stipule qu’« il est mis fin à compter du 1er septembre 2007, aux fonctions exercées dans l’académie de Lyon par M. Veuillet, CPE. L’interessé est, à compter de la même date, designé en vue d’exercer ses fonctions dans l’académie de Montpellier. » Voir le document joint.
En 2003, lors du mouvement des maîtres d’internat et surveillants d’externat, Roland Veuillet refuse d’appliquer les ordres de sa hiérarchie : son proviseur, Georges De Haro, lui a demandé de faire remplacer les surveillants grévistes par des maîtres au pair, élèves majeurs, en échange d’une gratuité d’hébergement.
Les communiquants du ministère de l’Education ont claironné partout que Robien,dans sa grande humanité, avait accordé à Roland Veuillet ce qu’il demandait. Cette annonce, en pleine campagne électorale, émanant du principal porte-flingue de Sarkozy à l’UDF, ressemble à une tentative vaseuse de redorer, auprès des collègues, un blason bien terni.
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